Pirates Of The Caribbean : Dead men tell no tales, premier chapitre bientôt sur le blog

Le premier chapitre de Pirates Of The Caribbean : Dead men tell no tales sera bientôt sur mon blog. En attendant, voici le synopsis qui, j'espère, vous plaira :

Dans ce nouvel opus de l'aventure Pirates des Caraïbes, le toujours aussi excentrique pirate Jack Sparrow est de retour, deux semaines après la fin du 3ème film. Les pirates, bien que toujours décimé par les armadas de la Confrerie des Indes Orientales, continuent à espérer que la victoire est possible, surtout après la mort de Lord Cutler Beckett et de Davy Jones, et reprenent petit à petit le contrôle des mers. Alors que le Black Pearl file vers l'horizon, dirigé par Barbossa, Jack tente par tous les moyens de le poursuivre avec son fidèle compagnon, Joshamee Gibbs, dans le but de reprendre son navire, aidé par Will Turner à la tête du Hollandais Volant et de Elizabeth Turner, accompagnant son mari. Mais son but est également de retrouver la Fontaine de Jouvence, qui rend, si on en boit le contenu, immortel. Les pirates espèrent aussi pouvoir sauver Will grâce à cette dernière, mais ce n'est pas encore gagné, surtout que la Compagnie a un nouveau dirigeant du nom de Lord Steve Bronslow, encore plus terrible que son prédécesseur.

A une prochaine !
Pirates Of The Caribbean : Dead men tell no tales, premier chapitre bientôt sur le blog

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 13:09

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 09:11

Petite vidéo

Pour faire patienter le temps, avant que le 1er chapitre ne sorte, voici une petite vidéo très simpas...

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 09:27

Prologue - Le nouveau Président

Prologue - Le nouveau Président
Source de l'image http://disney.go.com/disneypictures/pirates/

Pirates Of The Caribbean
Dead men tell no tales,

Pirates des Caraïbes, les Morts ne racontent pas d'histoires...


Prologue - Le nouveau Président

Notre histoire commence à Port Royal, vers neuf heures et demi du soir. Alors que tout le monde sombre peu à peu dans le sommeil et que quelques ivrognes seulement errent dans les ruelles de la ville, une silhouette furtive quitta l'ombre d'une maison et marcha d'un pas tranquille sur les pavés du chemin. Il passa à côté d'une patrouille, mais ne s'arrêta pas. Ce ne fut que quand il fut devant une maison sombre qu'il daigna stopper sa marche. Il frappa la porte de bois de son poing et ne dût attendre que quelques secondes avant qu'une voix rocailleuse ne résonne en anglais :

- Password ? God, mmh, mot de passe ?
- Sang Royal...

Alors, dans un long grincement, le battant s'ouvrit et la silhouette se faufila dans la demeure. Elle n'enleva sa capuche que quand la porte fut refermée derrière lui. C'était un homme d'une soixantaine d'année. Ses cheveux grisonnaient et sa barbe, quand à elle, blanchissait à vue d'½il. Il tourna son regard couleur outremer vers celui qui lui avait ouvert et demanda :

- Comment est-ce que ça va ?
- Very good ! Très bien, merci ! And you ?
- Bien.

La personne qui lui avait ouvert la porte sortit de l'ombre. Ses cheveux étaient couleur feu et ses yeux bleus faisaient la sensation d'eau éteignant un incendie qui se serait allumé sur son crâne. Il ne devait pas avoir plus de trente ans.

- Puis-je directement y aller ? demanda le vieil homme.
- Yes ! Bien sûr, Lord Jonathan !

Lord Jonathan acquiesça et attendit paisiblement que le jeune anglais daigne lui ouvrir la marche. Ce dernier s'approcha d'un tapis, le souleva, secoua de la poussière et montra au Lord une trappe qui était cachée sous le tissus. Il souleva un crochet de fer et en grinçant des dents. Lord Jonathan, en le voyant, pensa immédiatement qu'elle devait être très lourde.

- Ca va ? Vous avez besoin d'aide ?
- No problem, my lord ! Ca va très bien !

Dans un ultime effort, l'homme parvint à ouvrir la trappe en entier. Il sortit alors un mouchoir noir de sa poche et s'en le passa sur la sueur qui recouvrait son visage. Il le rangea ensuite dans sa poche et se tourna vers Jonathan en souriant.

- Vous pouvez y aller...

Il donna encore une torche au vieil homme et s'effaça pour lui laisser la place. Lord Jonathan s'avança, puis hésita. Devant lui, il y avait un escalier en bois et ensuit, plus que du noir. Il inspira, mais finit quand même par s'avancer. Il descendit les marches le plus vite possible et quand il arriva en bas, il entendit un "BOUF", preuve que la trappe s'était refermée derrière lui. Autour de lui, il n'y avait rien, sauf un long corridor qu'il s'empressa de longer. Il marcha une bonne dizaine de minutes, jusqu'à ce que soudain, une lumière apparaisse devant lui. Il continua sa marche et bien vite il arriva à un endroit où les murs étaient couverts de torches qui flambaient doucement. Il frissonna et s'arrêta enfin devant une petite porte qui était à se droite. Il frappa sur le bois, puis entra. Il ferma derrière lui le battant et regarda où il se trouvait. Une longue table était posée au milieu d'une gigantesque pièce, ornée de torches et une douzaine de personnes étaient assises sur des sièges. Quand il entra, tous les regards fusèrent dans sa direction et celui-ci baissa la tête pour saluer tout le monde.

- Vous êtes tout juste à l'heure, Jonathan..., murmura un grand homme, qui semblait être celui qui dirigeait.
- Excusez-moi, mais j'ai eu des... petits ennuis en venant jusqu'ici.
- Bon, mais de toutes façon, le principal, c'est que vous soyez là avec nous.

Jonathan alla s'asseoir à la table, prenant place à côté d'une femme et d'un homme.

- Pourquoi nous sommes-nous réunis ? demanda le vieillard.
- Pour l'élection, répondit une femme à l'autre bout de la table.

Lord Bronslow haussa les sourcils.

- Pour l'élection ? répéta-t-il. Quelle élection ?
- Après la mort de Lord Cutler Beckett, nous n'avions d'autres chois que d'élir un nouveau président pour la Compagnie des Indes Orientales..., expliqua un homme barbu.

- Et qu'attendons-nous pour commencer ?
- Nous attendons Lord Steve Bronslow... Il doit normalement venir, mais il nous a informé qu'il aurait peut-être un empêcheme...

Soudain, dans un grand bruit, la porte s'ouvrit une autre fois. Dans son embrassure se tenait un homme très grand. Il fit quelques pas après avoir refermé la porte. Il avait un visage inexpressif et des yeux noirs comme de la braise.

- Excusez-moi pour mon retard, dit-il.
- Ce n'est rien... Mais sans plus attendre, passons immédiatement au vote pour élir le nouveau président de la Compagnie des Indes Orientales... ! s'exclama le grand homme.

Une femme maigre distribua aux quatorze hommes une feuille. Et se replia dans l'ombre d'un mur. Le grand homme désigna les parchemins.

- Sur vos feuilles, vous écrirez chacun celui que vous voyez le mieux apte à en avoir ce rôle. Mais attention ! Vous n'avez aucunement le droit de voter pour vous-même... !

Tous acquiescèrent et commencèrent à écrire sur leur feuille, grâce aux plumes qui se trouvaient devant eux. Une minute se passa en silence, jusqu'à ce que la femme maigre prenne les parchemins de tout le monde et ne les pose devant le grand homme en disant :

- Voilà, Lord Frederik...
- Merci.

Lord Jonathan regarda toutes les personnes conviées ce soir. Tous regardaient anxieusement Frederik en train d'empiler les feuilles sur plusieurs tas, afin de voir qui avait le plus de votes, sauf Lord Bronslow. Lui seul souriait en regardant Frederik. Au bout d'un moment, le grand homme se leva et s'exclama :

- Voilà, c'est terminé !

Tous bougèrent dans leurs fauteuils nerveusement.

- Je vais vous dire les trois personnes qui ont eu le plus de voix. En troisième position, Lord Nabert, avec deux voix ! Ensuite, Lord Jonathan avec quatre voix... Puis en première position, Lord Bronslow avec six voix... !

Il y eut un tonnerre d'applaudissement dans la pièce.

- Lord Bronslow, vous voici à la tête de la Compagnie des Indes Orientales ! s'exclama Lord Frederik. Puissiez-vous être digne de la succession de Lord Cutler Beckett !

Bronslow sourit et leva sa main pour demander le silence :

- Merci mes amis pour m'avoir élu ! Devant vous, aujourd'hui, je fais le serment...

Un nouveau sourire, mais bien plus froid cette fois déforma les traits de son visage, et Jonathan ne put s'empêcher de frissonner.

- ...oui, je fais le serment que je délivrerais les mers des Caraïbes des pirates qui déciment nos armadas et que je continuerais la mission qu'avait commencé Lord Cutler Beckett !

Dans un nouveau tonnerre d'applaudissement, Lord Jonathan ne put s'empêcher de se demander s'il avait bien fait de voter pour cet homme.

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 11:13

Modifié le samedi 24 novembre 2007 10:53

Chapitre 1 - Surprise pour Jack

Chapitre 1 - Surprise pour Jack
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Pirates Of The Caribbean
Dead men tell no tales,

Pirates des Caraïbes, les Morts ne racontent pas d'histoires...


Chapitre 1 - Surprise pour Jack


Jack n'en croyait pas ses yeux ! Du rhum ! Une grotte remplie de bouteilles de rhum ! Il resta un instant muet de stupéfaction, puis finit par murmurer à lui-même :

- Mon Dieu ! Jamais vu pareil trésor !

Il prit alors la bouteille la plus proche de lui, ôta le bouchon et commença à boire à grande gorgée la boisson. Quand il eut fini la bouteille, il en prit une deuxième qu'il but autant vite que la première. Alors qu'il allait en prendre une troisième, un étrange bruit attira soudainement son attention : des bruits de pas ! Etait-ce son équipage ? Si c'était le cas, il ferait tout pour protéger son rhum !

- Capitaine !

Jack soupira en reconnaissant la voix de Gibbs.

- Par d'ici, Monsieur Gibbs ! C'est mon rhum ! A moi, à moi seul !

Il jeta sa bouteille encore à moitié pleine contre la roche qui délimitait les parois de la grotte. Mais alors qu'il s'attendait à voir apparaître son équipage, ce ne fut qu'une grande ombre qui s'abattit sur lui. Et il ne vit plus rien.




- Capitaine ! Capitaine, bon sang, réveillez-vous !

Jack ouvrit les yeux et vit un visage familier à trente centimètres du sien. Des yeux bleus, des cheveux et une barbe grise...

- Qu'y a t il, Monsieur Gibbs ? Vous avez pris mon rhum ? Vous faîtes une mutinerie sur mon Black Pearl ?
- Euh... Ni l'un ni l'autre, Capitaine.
- Alors ? Expliquez-vous immédiatement !

Gibbs haussa les sourcils et expliqua :

- Eh ben, vous m'avez demandé de vous réveillez si nous nous approchions d'une terre. C'est chose faite, Capitaine. Il y en a une droit devant nous...

Jack sauta sur ses pieds et se rendit compte qu'il était sur la petite barque que Barbossa et son équipage lui avait laissé avant de partir au loin retrouver la Fontaine de Jouvence... Ce qu'ils n'arriveraient pas à trouver sans la carte que Jack leur avait volé.
Le Capitaine saisit une longue-vue et regarda autours de lui. Enfin, il vit au loin de la terre.

- Monsieur Gibbs ! Terre en vue !
- C'est ce que je vous avais dit, Capitaine, murmura le marin.
- Nous allons fêter cela ! Donne-moi une bouteille de rhum !

Gibbs regarda le fond de la barque et rechercha des yeux une bouteille de rhum.

- Eh ben, c'est que vous les avez toutes bues, Capitaine !
- Quoi ? Plus de rhum ?
- Euh... non.

Jack soupira.

- Bon... Le rhum c'est quelque chose, mais la Fontaine de Jouvence, c'est autre chose !
- La Fontaine de Jouvence, Capitaine ?
- Ne te l'avais-je pas dit ? Nous sommes à la recherche de son eau qui rend immortel... L'Immortel Capitaine Jack Sparrow... Ca sonne plutôt bien, non ?
- Euh oui, Capitaine.

Jack regarda à nouveau la terre qui se profilait à l'horizon. Elle lui disait quelque chose. Il plissa les yeux et s'écria :

- Merdouille ! Par le rhum de Calypso !

Gibbs sauta sur ses pieds.

- Qu'est-ce qu'il y a, Capitaine ?
- La terre, là-bas... C'est...

Il déglutit.

- C'est Port Royal !
- Quoi ?

Jack saisit sa boussole, l'ouvrit et la regarda. Elle montrait bien la ville... !

- Pourquoi diable cette stupide boussole me montre-t-elle ça ?
- Euh... Capitaine ?
- Qu'y a-t-il ?
- J'ai l'impression que nous avons un sixième trou dans la barque.

---------------------------


Quelques instants plus tard, Jack et Gibbs débarquèrent à Port Royal. La barque se remplissait petit à petit d'eau, et les deux marins s'était entièrement mouillé.

- Monsieur Gibbs ! Occupez-vous de mon navire jusqu'à mon retour... !
- Oui, Capitaine ! s'exclama Gibbs, en prenant garde à ne pas dire que ce n'était pas un navire mais une barque.
- Ah oui ! Et faîtes attention à la Compagnie des Indes Orientales... La dernière fois que je suis venu ici, les soldats grouillaient de partout !
- Oui, Capitaine, entendu !

Jack acquiesça et commença à marcher, sa boussole dans sa main, de sa démarche si spéciale. Il se laissa guider, et bientôt, il arriva devant un superbe navire nommé "l'Invulnérable". Jack siffla en constatant que ce navire était superbe, mais il finit par rigoler en se disant que son Black Pearl avait lui le droit de s'appeler invulnérable. Alors qu'il restait planté là, sans bouger, une voix le sortit de sa rêverie.

- Place, attention ! Laissez passez !

Jack s'écarta d'un petit bon sur la gauche pour laisser passer une personne que faisait rouler un tonneau vers le navire. Elle plaça le tonneau en équilibre sur le ponton et se retourna. Ce fut à ce moment que Jack vit son visage...

- Elizabeth ?
- Jack ?

Il y eut un instant de silence, durant lequel Jack fixait la boussole et Elizabeth en même temps. Son campas montrait la femme !

- Mais... Que diable faîtes-vous ici, Jack ?

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 05:22

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 11:07

Chapitre 2 – Course dans les rues de Port Royal

Chapitre 2 – Course dans les rues de Port Royal
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Pirates Of The Caribbean
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Chapitre 2 – Course dans les rues de Port Royal


- Mais... Que diable faîtes-vous ici, Jack ?

Jack se mordit la lèvre.

- Je suis venu te retrouver, poupée ! dit-il en tentant de faire son sourire le plus charmeur, qui se transforma certainement en grimace.
- Arrêter de faire votre idiot, Jack ! Je n'ai pas que ça à faire...
- Mais moi non plus, Elizabeth !
- Je pourrais tout aussi bien partir maintenant et vous laisser seul ici, et je dois avouer que ça me démange assez affreusement, étant donné que chaque fois que je vous rencontre, il m'arrive des catastrophes !
- Quoi... ? Mais.... ? Je... ?

Jack se dit qu'elle avait vraiment du culot pour lui dire cela.

- Mais attendez ! Vous m'enlevez les mots de ma bouche !
- Arrêtez, Jack !
- Arrêter ? Moi ? Non, vous !
- Vous !
- Moi ? Vous !
- Vous !
- Vous !
- Vous !
- Stop ! s'écria Jack en levant les bras.
- Vous admettez ?
- Pis quoi encore !

Elizabeth ne pût s'empêcher de sourire.

- Et que faîtes-vous ici ? Ne deviez-vous pas être sur votre grand et merveilleux Black Pearl ?
- Je... En réalité, je suis venu réquisitionner un de ces merveilleux navires...
- Ah oui ?
- Oui... Et celui-ci me plaît assez ! avoua le pirate en désignant l'Invulnérable.
- Bien... Mais ne vous avisez pas de toucher à mon navire !
- Votre navire ? C'est votre bâtiment ?
- Oui... Pourquoi ? Les femmes ne sont pas censées avoir leur propre bateau ?
- Loin de moi l'idée absurde de penser pareilles sornettes.
- Bien...
- Et que comptez-vous faire avec ce bateau ?
- Tenter de rejoindre Will.
- Ah, ce cher William.

Jack se gratta la tête et regarda son campas qui pointait tour à tour Elizabeth et l'Invulnérable. Il fronça les sourcils, puis se massa distraitement les paupières.

- Je ne comprends pas...
- Quoi donc ?

Elizabeth contourna Jack et regarda le compas.

- Jack...
- Je vous jure que je ne...
- Madame ?

Elizabeth tourna son regard vers un homme sur le navire.

- Qu'y a-t-il ?
- Nous sommes prêts à appareiller... Malheureusement, nous devrons retarder notre voyage de quelques jours, le capitaine du bâtiment étant tombés malade.
- Il n'y a pas d'autre capitaines pouvant diriger ce navire ?
- Malheureusement, c'était le dernier... Tous les autres font parties de l'armada de Lord Bronslow...
- D'accord, merci...

Jack sourit à Elizabeth.

- Ah, ça fait plaisir de constater que vous avez besoin de moi ! s'exclama Jack d'un air malicieux.
- Quoi ? besoin de vous ? Mais je ne...
- ATTENTION !


BAM !!!

Jack se releva en même temps que Elizabeth et constata que des hommes de la Compagnie des Indes Orientales rechargeaient leurs fusils. Jack se retourna, prit Elizabeth par le bras et s'exclama :
- Courrez !

Elle ne prit pas le temps de réfléchir et s'élança à la suite de Jack, alors que les tirs résonnaient derrière eux et que le bois et la pierre volait en éclat autours d'eux, explosés par les balles des fusils. Elizabeth prit rapidement de l'avance sur Jack et elle tourna dans une ruelle, son compagnon derrière elle.

- Vite ! cria-t-elle derrière elle.
- Eh oh ! résonna la voix de Jack derrière elle. C'est pas parce que vous avez de l'avance sur moi que vous devez en profiter, hein !

Elizabeth réprima un ricanement et s'engagea dans une autre ruelle. Elle couru quelques mètres, avant de se rendre compte qu'elle menait à un cul-de-sac. Jack arriva en courrant et l'informa :

- Y sont derrière nous...

Il constata alors qu'ils étaient pris au piège.

- Si c'est une plaisanterie de votre part, ce n'est pas drôle, sourit-il.

Il marcha jusqu'au mur qui les empêchait d'aller plus loin et frappa dessus d'un coup de poing. Il sautilla alors sur place de douleur, en agitant sa main de tous les côtés et en jurant tous les dieux qu'ils connaissait.

- Ok ! acquiesça-t-il. C'est pas une plaisanterie...

Il entendit les bruits de pas derrière lui et, se retournant, il vit les premiers soldats arriver et se mettre en position, prêt à faire feu. Jack haussa un sourcil et avisa une corde à sa gauche. Il s'exclama à Elizabeth :

- Accrochez-vous à moi !

Alors que Jack s'agrippait à la corde (et Elizabeth au pirate, il sortit un couteau de sa poche et d'un coup vif, il trancha les fibres sous sa main, ce qui les fit décoler du sol au moment même où résonnait des coups de feu. Sans le faire exprès, Jack lâcha la corde et se laissa tomber en chute libre. Heureusement, comme toujours, la chance était avec lui et il tomba avec Elizabeth dans l'eau d'une fontaine. Il aida la jeune femme à en sortir et regarda autours de lui. Seuls quelques personnes les regardaient, se demandant ce qu'ils faisaient.

- Venez, vite !

Jack traîna Elizabeth derrière elle dans les rue, puis enfin, après dix minutes de course, arriva dans le port. Il regarda autours de lui, et avisa Gibbs courrant vers lui en secouant les bras et en s'exclamant :

- Capitaine ! Capitaine !

Il arriva vers les deux personnes et s'inclina devant Elizabeth :

- Bonjour, Mrs Turner !
- Bonjour, Mr Gibbs, salua Elizabeth.
- Qu'y a t il ? questionna Jack en regardant son marin.
- J'ai entendu des coups de feu, Capitaine... Je me suis dit que...
- Que rien du tout ! Où est la barque ?
- La barque ? Ah, la barque... Rien pût faire, Capitaine. Elle avait quatre trous de plus quand je l'ai quittée !
- Je vous avais dit de maintenir vos positions, Monsieur Gibbs !
- Mais...
- Pas de ça !
- Mais...
- Pas de ça !
- Mais...
- Stop !
- Mais...
- Stop !

Des bruits de pas se firent entendre derrière eux. Elizabeth leur cria :

- Je ne veux pas vous déranger, mais je crois que nous avons de la visite.
- Probablement, dit Jack en écoutant le bruit de pas qui venait dans leur direction. Allons vite à votre navire !

Les trois compagnons s'élancèrent en même temps, puis, au bout de cinq minutes, ils arrivèrent devant l'Invulnérable. Ils virent avec stupeur que le navire était prêt à partir, que les voiles étaient déjà déployées, les amarres détachées et que des marins s'empressaient sur le pont, chacun préoccupé par une tâche leur ayant été confiée.

- Que... ? demanda Elizabeth.
- Je suis déjà passé par ici et je leur ai conseillé de se préparer à partir en vitesse, Madame, expliqua Gibbs.
- C'est bien, Monsieur Gibbs ! le félicita Jack. Vous avez au moins été prudent.
- Merci, Capitai....

De nouveaux coups de feu claquèrent autours d'eux et les trois amis se dépêchèrent de monter à bord du navire. Aussitôt qu'ils furent sur le bateau, deux marins remontèrent la planche de bois sur laquelle ils étaient montés et la callèrent sur le bâtiment. Elizabeth se tourna vers Jack :

- Je n'ai pas le choix..., grimaça-t-elle.
- Eh non, poupée...
- Dans ce cas, vous m'aiderez à retrouvez Will ?
- Eh ben... je...

Il soupira :

- D'accord, je vous aiderais...

Il se ressaisit et s'écria immédiatement :

- Prêt à quitter le port, moussaillons !

Il bondit à côté de la barre, congédia d'un revers de main le matelot qui se chargeait de diriger le navire et commença à le diriger vers la sortie du Port. Des tirs résonnèrent autours du bateau, parfois faisant envoler des morceaux de bois. Quand un des hommes d'équipages cria et tomba sur le plancher du navire, tous les matelots jurèrent et tirèrent à leur tour sur les soldats de la Compagnie des Indes Orientales. Quelques uns tombèrent dans l'eau, la rougissant petit à petit à cause de leur sang.
Jack commença à rigoler alors qu'ils sortaient du port et lança à Elizabeth et Gibbs, tout joyeux :

- Ces petits gars savent se débrouillez... C'est parfait !

# Posté le lundi 26 novembre 2007 13:10

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 08:17