Dead men tell no tales,
Pirates des Caraïbes, les Morts ne racontent pas d'histoires...
Jack n'en croyait pas ses yeux ! Du rhum ! Une grotte remplie de bouteilles de rhum ! Il resta un instant muet de stupéfaction, puis finit par murmurer à lui-même :
- Mon Dieu ! Jamais vu pareil trésor !
Il prit alors la bouteille la plus proche de lui, ôta le bouchon et commença à boire à grande gorgée la boisson. Quand il eut fini la bouteille, il en prit une deuxième qu'il but autant vite que la première. Alors qu'il allait en prendre une troisième, un étrange bruit attira soudainement son attention : des bruits de pas ! Etait-ce son équipage ? Si c'était le cas, il ferait tout pour protéger son rhum !
- Capitaine !
Jack soupira en reconnaissant la voix de Gibbs.
- Par d'ici, Monsieur Gibbs ! C'est mon rhum ! A moi, à moi seul !
Il jeta sa bouteille encore à moitié pleine contre la roche qui délimitait les parois de la grotte. Mais alors qu'il s'attendait à voir apparaître son équipage, ce ne fut qu'une grande ombre qui s'abattit sur lui. Et il ne vit plus rien.
- Capitaine ! Capitaine, bon sang, réveillez-vous !
Jack ouvrit les yeux et vit un visage familier à trente centimètres du sien. Des yeux bleus, des cheveux et une barbe grise...
- Qu'y a t il, Monsieur Gibbs ? Vous avez pris mon rhum ? Vous faîtes une mutinerie sur mon Black Pearl ?
- Euh... Ni l'un ni l'autre, Capitaine.
- Alors ? Expliquez-vous immédiatement !
Gibbs haussa les sourcils et expliqua :
- Eh ben, vous m'avez demandé de vous réveillez si nous nous approchions d'une terre. C'est chose faite, Capitaine. Il y en a une droit devant nous...
Jack sauta sur ses pieds et se rendit compte qu'il était sur la petite barque que Barbossa et son équipage lui avait laissé avant de partir au loin retrouver la Fontaine de Jouvence... Ce qu'ils n'arriveraient pas à trouver sans la carte que Jack leur avait volé.
Le Capitaine saisit une longue-vue et regarda autours de lui. Enfin, il vit au loin de la terre.
- Monsieur Gibbs ! Terre en vue !
- C'est ce que je vous avais dit, Capitaine, murmura le marin.
- Nous allons fêter cela ! Donne-moi une bouteille de rhum !
Gibbs regarda le fond de la barque et rechercha des yeux une bouteille de rhum.
- Eh ben, c'est que vous les avez toutes bues, Capitaine !
- Quoi ? Plus de rhum ?
- Euh... non.
Jack soupira.
- Bon... Le rhum c'est quelque chose, mais la Fontaine de Jouvence, c'est autre chose !
- La Fontaine de Jouvence, Capitaine ?
- Ne te l'avais-je pas dit ? Nous sommes à la recherche de son eau qui rend immortel... L'Immortel Capitaine Jack Sparrow... Ca sonne plutôt bien, non ?
- Euh oui, Capitaine.
Jack regarda à nouveau la terre qui se profilait à l'horizon. Elle lui disait quelque chose. Il plissa les yeux et s'écria :
- Merdouille ! Par le rhum de Calypso !
Gibbs sauta sur ses pieds.
- Qu'est-ce qu'il y a, Capitaine ?
- La terre, là-bas... C'est...
Il déglutit.
- C'est Port Royal !
- Quoi ?
Jack saisit sa boussole, l'ouvrit et la regarda. Elle montrait bien la ville... !
- Pourquoi diable cette stupide boussole me montre-t-elle ça ?
- Euh... Capitaine ?
- Qu'y a-t-il ?
- J'ai l'impression que nous avons un sixième trou dans la barque.
Quelques instants plus tard, Jack et Gibbs débarquèrent à Port Royal. La barque se remplissait petit à petit d'eau, et les deux marins s'était entièrement mouillé.
- Monsieur Gibbs ! Occupez-vous de mon navire jusqu'à mon retour... !
- Oui, Capitaine ! s'exclama Gibbs, en prenant garde à ne pas dire que ce n'était pas un navire mais une barque.
- Ah oui ! Et faîtes attention à la Compagnie des Indes Orientales... La dernière fois que je suis venu ici, les soldats grouillaient de partout !
- Oui, Capitaine, entendu !
Jack acquiesça et commença à marcher, sa boussole dans sa main, de sa démarche si spéciale. Il se laissa guider, et bientôt, il arriva devant un superbe navire nommé "l'Invulnérable". Jack siffla en constatant que ce navire était superbe, mais il finit par rigoler en se disant que son Black Pearl avait lui le droit de s'appeler invulnérable. Alors qu'il restait planté là, sans bouger, une voix le sortit de sa rêverie.
- Place, attention ! Laissez passez !
Jack s'écarta d'un petit bon sur la gauche pour laisser passer une personne que faisait rouler un tonneau vers le navire. Elle plaça le tonneau en équilibre sur le ponton et se retourna. Ce fut à ce moment que Jack vit son visage...
- Elizabeth ?
- Jack ?
Il y eut un instant de silence, durant lequel Jack fixait la boussole et Elizabeth en même temps. Son campas montrait la femme !
- Mais... Que diable faîtes-vous ici, Jack ?